"Je leur construisais des labyrinthes". Luc Amoros reçoit une centaine d’enfants dans le chantier de son labyrinthe de carton. Il va, parmi eux, en achever la construction et inviter les enfants, successivement, à y pénétrer et à s’y perdre, exécuter une toile aux couleurs vives et fraîches, leur donner une représentation de marionnettes après qu’il les aura fabriquées devant eux, confectionner un cerf-volant et tenter de le faire voler et bien d’autres choses encore.
Mais tous ces gestes, exécutés sous les yeux des enfants, parmi eux, parfois même grâce à leur aide, ne seront pour Luc, que des prétextes à leur raconter le monde à sa manière. Un discours ininterrompu, une « causerie » plutôt, faite de souvenirs reconstitués et réenchantés et semée de nombreuses digressions poétiques ou philosophiques, d’anecdotes scientifiques ou bien encore de réflexions très ordinaires sur la vie et le monde. En somme une rencontre entre un adulte d’aujourd’hui et des enfants d’aujourd’hui ; à la croisée des sentiers du théâtre, de la pédagogie et d’un quotidien réinventé.