"Toro" est le troisième volet du triptyque annoncé des grandes parades allégoriques de la compagnie.
Pourquoi Toro ? Parce que depuis 20 ans, Oposito sillonne les villes de France et d’ailleurs, pour y produire ses corridas chimériques. Mais aussi parce que la "relation" que l’homme entretient avec le taureau dépasse les histoires d’arènes. Depuis la nuit des temps, et ce dans plusieurs civilisations, l’homme n’a cessé d’y projeter les fantaisies de son imagination, du Minotaure au "taureau bravo", tantôt dieu ou animal sacré. Son histoire est fascinante, "c’est l’histoire de ces rêves et de ces émotions les plus profondes". Le mythe qui entoure l’univers taurin nous offre une palette d’émotions universelles par le mélange du religieux et du païen, du sacré et de la bouffonnerie, de la vie, de la mort et de l’érotisme, par la beauté qu’un homme vêtu en femme dans un habit de lumière, met dans ses gestes pour surmonter sa peur, avant de donner la mort ou de mourir. Il ne s’agit pas pour nous de prendre partie pour ou contre, ni de faire un spectacle sur la corrida, mais de jouer avec les gestes et les phantasmes qui entourent ce rituel d’un autre temps, s’inspirer de la dramaturgie naturelle et des émotions contradictoires qui la composent, pour inventer notre propre corrida peuplée de nos Toros, d’hier et d’aujourd’hui.